dimanche 19 avril 2009

Flipper !

Un petit brin d'exotisme et d'originalité !
Jeudi dernier, quelle ne fut pas ma surprise quand gendarmes et pompiers nous appellent : un dauphin est échoué sur la plage, à côté de chez moi, et ils cherchent un vétérinaire pour s'en occuper.
Ni une ni deux, avec Sandrine, ma patronne, nous partons à la rescousse de Flipper lol
En arrivant, on voit un dauphin, sur la place, encore assez vif, qui bat de la queue et essaye de partir.



Les gens présents ont déjà essayé de l'accompagner en mer, à la nage, mais il est trop faible, et il faudra l'amener beaucoup plus au large, où les courant sont moins forts.
Trempée, je remonte chez moi, je me change (maillot de bain, c'est quand meme mieux adapté)
et je reviens ausssitôt. Sandrine a du partir, me laissant la direction des opérations (donner des ordres aux pompiers, du haut de mes 24 ans, ça m'a fait un peu bizarre:)

La décision est prise de lui creuser une "piscine" dans le sable, en attendant plus d'infos de la part de vétos de Marineland. (Ben oui, moi j'ai fait "Rurale" mais pas Cétacés !)
Aidée d'une équipe de pompiers, d'une bonne dizaine de gens sur place et d'une pelleteuse, voilà le résultat de la "piscine" de fortune :


J'applique les recommandations que j'ai reçues : le garder dans l'eau, et ce pour 3 raisons :
- Eviter que sa peau ne se déshydrate
- Qu'il ne se retrouve pas étouffé, écrasé par le poids de ses propres organes (leur squelette ne permet pas de tenir très longtemps hors de l'eau...)
- Lui permettre de se thermoréguler : à cause de leur importante couche de graisse sous cutanée, les dauphins produisent beaucoup de chaleur, et l'eau est 25 fois plus efficace que l'air en matière d'évacuation thermique, principalement au niveau des nageoires

Enfin, nous essayons de réduire son stress au maximum : silence, calme, éviter trop de manipulations, être doux. Et laissons le temps faire son oeuvre.

Quelques heures plus tard, surveillance cardio/respi à l'appui, notre petit dauphin s'est bien reposé, moins stressé (il ne tremble plus) il a pas mal récupéré, et commence à se débattre dans le harnais improvisé... Nous décidons de le relâcher.
Il est 20h30, le bateau des pompiers arrive, on monte le dauphin à bord, et une fois bien au large (1km des côtes environ), le dauphin est remis à l'eau... Et repars en nageant, on retient notre souffle, jusqu'à ce que lui reprenne le sien, nous gratifiant d'un joli battement de queue, avant de replonger... La larme à l'oeil, (si si) je me rassieds alors que le bateau redémarre, pour me ramener sur la terre ferme.

Epuisée et pas peu fière (premier dauphin relâché depuis plus de 10 ans, tous les autres sont morts), j'ai forcément la sensation d'avoir vécu un moment unique, et j'en profite pour me redire que la Corse, c'est quand même la classe !

4 commentaires:

  1. Je dirai même plus, la CLASSE ma Caro!!!!
    Ca donne envie tout ça...

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  2. trop forte trop forte!! Caro t'es la plus forte!!
    Super classssss ton petit blog!
    Smack!

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  3. Bravo Caro t'es la meilleure !
    Aller maintenant faut retourner au diagnostic de coccidiose, c'est fini les aventures de Flipper ;)
    Ton Poulot.

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  4. Wahou !! t'aurais pu donner l'adresse de ton blog avant, je vais me coucher moins bête !! C'est clair qu'ils font rien comme les continentaux les corses, mais leurs vaches sont quand même sympas, et ont le mérite d'être originales :) !!
    Bravo pour le sauvetage du dauphin, c'est vraiment génial comme expérience, surtout en première année de pratique... alors félicitations, et profite bien des qq mois qu'il te reste sur l'île de beauté !! Bisous !!! Ouf

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