Je vous livre ici mes "aventures", tant professionelles que personnelles (touristiques, culinaires, sportives), afin de pouvoir partager un peu tous ces moments avec vous ! Bonne lecture à tous :)
jeudi 3 décembre 2009
Des vaches, enfin ! Et quelques moutons aussi !
lundi 23 novembre 2009
Ma maison :) enfin, mon appart
Nouveau départ (encore un !)
Suivront bientôt quelques photos d'ici (ma maison, les Pyrénées)
jeudi 21 mai 2009
Le varron
Cette maladie parasitaire est due au développement de larves de mouches Hypoderma bovis et Hypoderma lineatum qui parasitent spécifiquement les bovins.
Le stade parasitaire dans le bovin dure onze mois. La forme adulte est une mouche. Celle-ci ne vit que quelques jours, une semaine au maximum. Elle survit grâce aux réserves lipidiques accumulées au cours de la vie larvaire. Dépourvue d'orifice buccal (Beesley, 1968; Boulard, 1970), elle ne peut s'alimenter. Le stade adulte est uniquement voué à la reproduction. Immédiatement après accouplement les mouches volent dans un rayon de 5 kms en zone prairiale pour aller pondre sur les bovins. Elles ne traversent qu'exceptionnellement les zones boisées. Chaque mouche pond environ 1000 oeufs sur les poils des pattes, du ventre et des flancs des animaux et meure.
Les oeufs éclosent 2 à 7 jours plus tard, descendent le long du poil et pénètrent activement dans la peau du bovin. Après 7 à 9 mois de migration dans le tissu conjonctif profond, ces "asticots" atteignent le tissu sous cutané dorsal du bovin. Les larves y séjourneront 2 à 3 mois et mesurent alors 2,5 / 1 cm. Elles sont appelées communément varrons. Elles provoquent un abcès dans le tissu sous cutané dorsal et se nourrissent au dépens du pus environnant. Elles respirent par un pertuis ouvert au sommet de l'abcès. Les varrons peuvent être détectés en France de fin mars à fin juillet et arrivent par vagues successives dans le dos des animaux. Dans le cas d' infestation moyenne on dénombre à un moment donné de 10 à 40 par bovin, ce qui représente au cours d'une saison une charge parasitaire totale de 20 à 100 varrons. Dans le cas de forte infestation, le nombre de varrons par bovin peut atteindre plus de 300. Cette situation est encore visible de nos jours dans les pays n'ayant engagé aucune mesure de contrôle. Le nombre moyen de varrons diminue avec l'âge des animaux mais n'atteint jamais le niveau 0 varon, même chez les animaux les plus âgés.
A maturité les varrons émergent de l'abcès par le pertuis respiratoire, et tombent sur le sol. Ils se transforment en pupe d'où naîtra la mouche 4 à 6 semaines après. Le cycle est bouclé en un an.

Fig.1 Cycle biologique des hypodermes
Ici, en Corse, le varron est très présent, on le trouve dans tous les élevages bovins dont les animaux ne sont pas traités au Virbamec D, qui est le traitement le plus courant/efficace/ moins cher sur le marché, dans les larges spectres.
Une petite photo perso de varron sur une vache locale :

On voit deux abcès, pas tout à fait "mûrs" puisque la photo date de mars, et que le maximum de la taille des abcès est en général observé un mois plus tard. Au maximum, ils sont de la taille d'une demi-balle de ping-pong à peu près.
La Corse et la FCO, une longue histoire !
Bien avant nous, les Corses (et surtout les éleveurs ovins) ont appris à vivre avec la FCO.
Pourvue depuis presque une dizaine d'années de différents sérotypes, l' Ile de Beauté est un nid à Culicoides...Dans le quinté gagnant, nous avons :
-sérotype 16 : présent pendant plusieurs années, il tend aujourd'hui à se raréfier, et on ne vaccine plus contre ce sérotype.
-sérotype 2 et 4 : présents depuis le début des années 2000, peu d'éleveurs vaccinaient, jusqu'au jour où une mortalité importante est apparue, et une bonne partie des troupeaux a été décimée (jusqu'à la moitié du troupeau dans certains cas, sans parler de l'énorme perte de production laitière) Autant dire que depuis, tout le monde vaccine, d'autant que la vaccination est prise en charge par l'Etat. Les éleveurs ne payent rien.
-sérotype 1 : présent sur l'Ile depuis 2 ans, on vaccine depuis le printemps 2008 (comme sur le continent en somme), en plus de la vaccination pour les sérotypes 2 et 4 (vaccin combinant les 2 valences heureusement).
-sérotype 8 : présent en Sardaigne, et donc potentiellement en Corse (10km de mer entre les deux, et de TRES nombreux transports d'animaux entre les 2 îles sans contrôles sérologiques). Les ovins ne sont pour le moment pas vaccinés.
Les bovins et la vaccination
En ce qui concerne les bovins, ils n'ont jamais été vaccinés en Corse et ne le sont toujours pas à l'heure actuelle. En ce qui concerne l'impact de la maladie sur l'élevage bovin, elle est délicate à évaluer : tous les élevages ont des problèmes de repro, mais ils ne sont pas suivis, les vaches ne sont pas alimentées correctement, elles sont libres dans le maquis, donc pour savoir ce qui est dû à la FCO et ce qui est dû au reste, ce n'est pas évident !
Les ovins et la vaccination
La présence de tous ces sérotypes fait que les brebis sont surchargées en doses vaccinales : pour bien faire, ici, il faut faire les vaccins suivants :
-entérotox (coglovax ND)
-piétin (footvax ND)
-FCO 1
-FCO 2 et 4
Il ne reste plus qu'à rajouter le 8, et on est complet ! Sachant que chaque vaccination entraîne immanquablement une baisse de production laitière non négligeable, et diminue les performances repros des béliers sur une petite semaine... Il faudrait donc pouvoir vacciner hors lactation, hors lutte, et hors mise bas pour éviter les avortements.... c'est à dire, à peu près jamais ! C'est un réel problème ici qui fait que certains éleveurs refusent la vaccination FCO (alors même qu'elle est obligatoire). Ils fanfaronnent même parfois en prétextant que depuis 2 ans qu'ils ne vaccinent plus, ils n'ont pas de mortalité, comme quoi ce vaccin ne sert qu'à nous remplir les poches, nous vétos...(alors que bon, à la limite ce ne sont pas eux qui payent, alors on voit pas trop en quoi on les vole !!!) M'enfin.... Un petit cours d'épidémio en arrière nous rappelle que 80% de cheptels vaccinés donnent une bonne couverture à l'ensemble des cheptels... D'où les fanfarons (moins de 10%) qui ne vaccinent pas et n'ont pas de cas... Ils profitent de la couverture vaccinale des voisins !
Petit cas clinique de suspicion FCO
Mais alors, en pratique, de la FCO, on en voit ici ?
A vous de me le dire :
Sur un troupeau on observe les symptômes suivants :
Ecoulements au niveau des yeux, les brebis pleurent littéralement

Boiteries marquées sur un animal sur dix en moyenne
Langue colorée, par petits points ou de manière plus générale


Jetage important sur un animal sur dix également

Pas d'hyperthermie franchement marquée, mais abattement général au niveau du troupeau
Conclusion ???? FCO me direz-vous ! Eh bien..... NON !
- Pour les brebis ayant les yeux qui coulent, ce n'est qu'une conjonctivite contagieuse, probablement bactérienne, et tout est très vite rentré dans l'ordre avec qqs noisettes de Mastijet dans les yeux, 2 fois par jour, 1 semaine (hors AMM, hein, le Mastijet, ça ne sert pas à ça de base ! Mais il se trouve que ça marche très très bien, pour pas cher !)
-Pour les boiteries, c'était du piétin, eh oui, ici c'est le premier fléau en élevage ovin (petit post sur le sujet bientôt)
-Pour le jetage et l'abattement : c'est du parasitisme : strongles pulmonaires et petite douve...
Un petit coup de vermifuge et hop ! c'était réglé...
-Mais la langue me direz-vous ? Eh bien il existe (ici en tout cas) bon nombre de brebis dont la langue est pigmentée, soit carrément noire (pour les brebis noires) soit avec des petites taches, soit un peu violacée... mais rien a voir avec une quelconque pathologie...:)
Voilà, voilà, à noter que dans ce cas précis, une PCR était quand même partie en suspicion FCO et elle est revenue négative.
mardi 19 mai 2009
Parasitologie illustrée des ruminants corses
Pour les petits ruminants, en dehors de tous les strongles classiques, on trouve quasi-partout :
-Grande douve
-Petite douve
-Oestrus (l'écoulement nasal est assez caractéristique)

-Dictyocaule (cf photos plus bas)
-Gale psoroptique (pas dans tous les élevages)

Il m'est même arrivé sur une autopsie de trouver un beau "combo" sur un bélier :
Dictyocaulus viviparus

Kystes hydatiques

Grande et petite douve (pas de photos, ça ne rendait rien)
Strongles divers et variés (idem)
Le bélier en question pesait 30kg, au lieu de 60 dans un état sanitaire correct.
Au niveau du traitement, on trouve le Virbamec D, l'Hapadex, l'Acadrex, et la bouillie bordelaise, utilisée en "tartine" pour la gale. En lactation, le produit le plus utilisé reste l'Oxfenil qui a un délai d'attente lait nul. En pratique, les éleveurs font une copro (10€) de mélange du troupeau, et on traite avec le vermifuge le plus adapté, au lieu de leur vendre toujours un large spectre, où des résistances finissent par apparaître.
Pour les bovins, on trouve à peu près tous les strongles aussi, ainsi que :
-Grande douve
-Petite douve
-Oesphagostomum radiatum (lésions en grain de plomb sur l'intestin)

-Varron

Le traitement de choix reste donc le vermifuge à base d'ivermectine : Ivomec D ND ou Virbamec D ND, un peu moins cher. Bien entendu, il serait judicieux de vermifuger 2 à 3 fois dans l'année, en changeant de molécule, seulement les éleveurs ici, pour l'immense majorité, ont des vaches en plein maquis, qu'ils attrapent au mieux 1 ou 2 fois dans l'année pour la prophylo et la vermifugation, et c'est déjà toute une aventure !
vendredi 8 mai 2009
Le fromage corse, le fameux ! et la gestion associée du troupeau
On le connaît tous, de nom, parce qu'on dit qu'il pue et qu'il est bon, mais savez-vous comment il est fait ?
Tout d'abord, le lait : il vient de ...... vache ? non, perdu, de brebis et de chèvres, uniquement !
Pour avoir son appellation fromage corse, il doit être fait avec du lait de brebis/chèvres, uniquement de race corse. Ca, c'est la théorie, puisque bon nombre de troupeaux ont des croisements de brebis sardes. On en revient un peu, mais ça a été la mode pendant un temps, parce qu'elles produisent plus (mais mangent plus et sont moins bonnes en repro, d'où le revirement de situation)
Il faut savoir que les brebis corses sont de petites productrices de lait, comparées aux brebis du continent, et que pour encourager le maintien de la production, le lait est payé plus cher que sur le continent. (a venir un message sur la race corse, en brebis)
Les fabrications de fromages, lorsqu'ils sont sous l'appellation fromage corse, sont souvent des petites productions, certains éleveurs faisant eux-mêmes leur fromage. D'autres vendent en laiteries, et le fromage est alors estampillé sous le nom de la laiterie.
Enfin, certains, qui produisent en race non exclusivement corse, vendent à l'entreprise "Société" qui en fait du "roquefort" (enfin, du bleu, puisque du coup il n'a pas le droit de s'appeler Roquefort).... C'est assez hallucinant puisque Société achète le lait des producteurs corses, mais aussi italiens (sardes surtout) pour faire un fromage typiquement "français" sous pretexte que le côut de fabrication est ainsi moindre... mouais, bon... c'est un peu triste quand même...
En ce qui concerne la production locale, elle est donc saisonnière, puisqu'elle dépend de la lactation des brebis. Le cycle de production est donc calqué sur le cycle de reproduction du troupeau.
En brebis, les mises-bas ont lieu de fin aôut à décembre, (d'abord en plaine, puis en montagne), l'immense majorité se déroulant en monte naturelle, sans pose d'éponges.
Les dernières à mettre bas, dites "tardives" sont souvent les agnelles de l'année d'avant, et quelques brebis, qui pour une raison ou une autre ont été un peu longue a être pleines (avortement précoce, brebis peu "coopérative" avec les béliers...)
Les agneaux sont élevés sous la mère et abattus entre 1 et 2 mois, ou vendus à 5kg aux Sardes.
Seules les agnelles destinées au renouvellement sont conservées, et par principe, aucun agneau de tardive, né trop tard dans la saison, n'est conservé : ils "profitent" moins, et coûtent trop cher à garder en renouvellement.
La production de lait et donc de fromage, s'étale donc de novembre à juillet en gros, avec un pic en février/mars (où les brebis sont au pic de lactation et où les tardives font leurs agneaux et grossissent l'effectif du troupeau laitier). Avec l'arrivée de l'été, les brebis se tarissent, petit à petit, et c'est tant mieux puisqu'elles débutent une nouvelle gestation.
La fabrication du fromage dépend ensuite d'un savoir-faire local, qui se transmet en famille, entre amis, ou de manière régionale. Il y a donc autant de fromages qu'il y a de bergers.
Les Classiques sont les suivants :
Sartinese : fromage de garde à pâte pressée, ferme
Bastelicaccia : pâte molle à croûte fleurie, et d’affinage court (20 à 30 jours)
Venachese : pâte molle à croûte lavée, et d’affinage moyen : 45 jours, dont le Filetta (ci dessous)
Niolincu : pâte molle à croûte raclée, plus salée et plus affinée (90 jours)
Calinzana : pâte molle à croûte raclée, fortement salé au début pour permettre un affinage long (entre 4 et 8 mois). Ce fromage développe alors des arômes puissants.
L'incontournable en Corse, reste le Brocciu, qui a une AOC depuis 1983.
Il est fabriqué à partir de petit lait (lactosérum) auquel on ajoute du lait entier dans une proportion variant de 25 à 35 % et du sel. Il est vendu soit frais, dans sa faisselle de jonc ou dans une faisselle en plastique, soit affiné, pendant au moins 21 jours et jusqu'à plusieurs mois, sous le nom de Brocciu passu.
Un autre fromage incontournable et A Filetta (qui signifie fougère en Corse) car il est décoré d'une feuille de fougère, et que le lait coule sur ces feuilles de fougère au moment de sa préparation, ce qui donne un goût particulier à ce fromage. La fougère est par ailleurs une fort symbole de l'identité corse.
voilà, c'était un petit début... Attention au jour où j'aborde la charcuterie ! Vous allez saliver :)
Pour en savoir plus sur les fromages corses :
http://www.fromages.com/cheese_library.php?composition=0&pate=0®ion=107
mardi 21 avril 2009
Flipper 2... le retour :(
Voilà... C'est jamais bien marrant ce genre de nouvelles, m'enfin au moins on aura fait ce qu'on a pu, et finalement, elle est morte de mort naturelle, et pas parce qu'elle s'est prise dans un filet ou autre...
dimanche 19 avril 2009
Flipper !
Jeudi dernier, quelle ne fut pas ma surprise quand gendarmes et pompiers nous appellent : un dauphin est échoué sur la plage, à côté de chez moi, et ils cherchent un vétérinaire pour s'en occuper.
Ni une ni deux, avec Sandrine, ma patronne, nous partons à la rescousse de Flipper lol
En arrivant, on voit un dauphin, sur la place, encore assez vif, qui bat de la queue et essaye de partir.


Les gens présents ont déjà essayé de l'accompagner en mer, à la nage, mais il est trop faible, et il faudra l'amener beaucoup plus au large, où les courant sont moins forts.
Trempée, je remonte chez moi, je me change (maillot de bain, c'est quand meme mieux adapté)
et je reviens ausssitôt. Sandrine a du partir, me laissant la direction des opérations (donner des ordres aux pompiers, du haut de mes 24 ans, ça m'a fait un peu bizarre:)
La décision est prise de lui creuser une "piscine" dans le sable, en attendant plus d'infos de la part de vétos de Marineland. (Ben oui, moi j'ai fait "Rurale" mais pas Cétacés !)
Aidée d'une équipe de pompiers, d'une bonne dizaine de gens sur place et d'une pelleteuse, voilà le résultat de la "piscine" de fortune :


J'applique les recommandations que j'ai reçues : le garder dans l'eau, et ce pour 3 raisons :
- Eviter que sa peau ne se déshydrate
- Qu'il ne se retrouve pas étouffé, écrasé par le poids de ses propres organes (leur squelette ne permet pas de tenir très longtemps hors de l'eau...)
- Lui permettre de se thermoréguler : à cause de leur importante couche de graisse sous cutanée, les dauphins produisent beaucoup de chaleur, et l'eau est 25 fois plus efficace que l'air en matière d'évacuation thermique, principalement au niveau des nageoires
Enfin, nous essayons de réduire son stress au maximum : silence, calme, éviter trop de manipulations, être doux. Et laissons le temps faire son oeuvre.
Quelques heures plus tard, surveillance cardio/respi à l'appui, notre petit dauphin s'est bien reposé, moins stressé (il ne tremble plus) il a pas mal récupéré, et commence à se débattre dans le harnais improvisé... Nous décidons de le relâcher.
Il est 20h30, le bateau des pompiers arrive, on monte le dauphin à bord, et une fois bien au large (1km des côtes environ), le dauphin est remis à l'eau... Et repars en nageant, on retient notre souffle, jusqu'à ce que lui reprenne le sien, nous gratifiant d'un joli battement de queue, avant de replonger... La larme à l'oeil, (si si) je me rassieds alors que le bateau redémarre, pour me ramener sur la terre ferme.
Epuisée et pas peu fière (premier dauphin relâché depuis plus de 10 ans, tous les autres sont morts), j'ai forcément la sensation d'avoir vécu un moment unique, et j'en profite pour me redire que la Corse, c'est quand même la classe !
samedi 28 mars 2009
La Corse et l'élevage extensif
Je suis en Corse, dans la plaine orientale depuis 2 mois environ maintenant. Et pour ceux qui sont des habitués de la rurale sur le continent, je peux vous dire que ça n'a RIEN A VOIR. Je vais commencer par présenter les types d'élevages ici.
Bovins : ce ne sont que des bovins allaitants, aucun laitier. Les races présentes ici sont les suivantes : Corse, Limousine, Charolais (qqs taureaux uniquement), Gasconne, Aubrac,et tous les croisements qui peuvent en découler. Vous me direz, oui, mais en images ça donne quoi une vache Corse ? Et bien ça donne ça :
Voila pour la race Corse : un taurillon a gauche, des vaches à droite. Vous noterez le faible état d'engraissement... Pour des allaitantes, on a vu mieux...
Les autres, dans l'ordre : Gasconne, Aubrac, Limousine,


Au niveau des ovins et des caprins, on trouve des élevages laitiers exclusivement
Pour les brebis, la race "officielle" est la race Corse (les éleveurs doivent avoir des troupeaux de race Corse pour que le fromage ait l'appellation Corse). En réalité, il y a de nombreux croisements avec la race Sarde, qui vient de Sardaigne, comme son nom l'indique. Les Sardes sont beaucoup plus grandes, ont le nez busqué, et une "moumoute" de laine sur la tête. Elles n'ont pas de cornes. Les brebis corses quant à elles, en ont souvent.
L'autre caractéristique des brebis corses et qu'elles ne sont pas forcément blanches.
Il y en a pour tous les goûts :
Les "nera" noires, les "mascherata" présentant un masque sur la face, les "?" noires et blanches, les "rossa" rousses, les grises, les "?" aux petites oreilles (si petites qu'on ne peut parfois pas les boucler), les "?" qui n'ont pas de cornes. Je bosse tout ça, et je vous présente tous les noms et différences, photos à l'appui dès que possible. Les béliers ont de très longues cornes, enroulées, sur un voire deux tours.
En ce qui concerne les chèvres, on trouve quelques Alpines, mais surtout , en immense majorité, des Corses.
Eh oui, en chèvres aussi, ils ont les leurs.
En voici quelques unes :
dimanche 15 février 2009
La traversée, l'arrivée et la suite...


Je suis arrivée à Bastia à 7h30, avec une demi-heure de retard, suivie d'une heure de route pour arriver à Ghisonaccia. Je passe à la clinique, prendre les clés du logement, et je prends mon temps pour m'installer : la visite bovins de l'aprem est annulée pour cause de mauvais temps...
Mon appartement est un petit 40m2, sans chauffage pour le moment (jusqu'à ce soir, ouf !), à 50 m de la plage, avec un grand jardin, qui fait le bonheur de mes 3 boules de poils.

